Bonheur, etc.

Carnet de voyage de Diep et Jules


2004-04-05

Ils courent, ils courent, ces furets...
(Montréal, 5 avril 2004) - Cela fait maintenant plus d'un mois que nous sommes de retour à la maison. Première constatation: la vie nord-américaine se déroule à la vitesse grand V. Ceux qui me connaissent depuis que je suis toute petite vont rire dans leur barbe en lisant ma complainte. Moi, celle que les professeurs surnommaient "le bolide" et qui avait des boutons juste à voir la couverture du livre Éloge de la lenteur de Kundera, me voilà devenue arroseur arrosé!

Je lis en ce moment plusieurs bouquins en parallèle, dont "Moi, ma santé" de Serge Mongeau, le chantre de la simplicité volontaire. Dans ce livre, il y a un questionnaire pour mesurer son niveau de stress. On y voit que le stress découle en grande partie de tout vouloir faire trop vite.
- Êtes-vous le genre de personne qui ne peut s'empêcher de tout faire rapidement: parler, manger, marcher, bouger?
- Êtes-vous "impatient"? Vous arrive-t-il de "mettre les mots dans la bouche de quelqu'un" quand cette personne ne parle pas assez vite à votre goût?
- Vous sentez-vous irrité(e) si vous devez faire la queue, si vous êtes pris(e) dans la circulation, etc?
- Est-ce que cela vous énerve d'observer quelqu'un faire quelque chose que vous vous sentez capable de faire plus vite?
- Vous trouvez-vous souvent en train de faire ou de penser à plusieurs choses en même temps?
- Est-ce que vous vous sentez vaguement coupable quand vous vous retrouvez sans rien à faire sauf vous reposer?
- Est-ce que vous essayez de faire de plus en plus de choses dans de moins en moins de temps?
- Avez-vous des tics nerveux ou des gestes automatiques?
- Vous sentez-vous fatigué(e) dès le réveil?
- etc.

Alors, que fait-on quand on a répondu "oui" à toutes ces questions? Dois-je consulter, docteur? Et j'ai la vague impression de ne pas être seule dans cette situation... Mais sérieusement, comment pouvons-nous ralentir alors que tout nous pousse à aller plus vite?