Mais c'est pas fini...
(Hanoi [Viet-nam], 18 fevrier 2004) - Dans deux heures, nous prendrons le taxi pour l'aéroport de Hanoi. Nous volerons d'abord de Hanoi vers Tokyo, ensuite de Tokyo à Chicago pour finalement atterrir à Montreal, jeudi après-midi. Cela fera quelque 18 heures d'avion et une dizaine d'heures d'attente dans les divers aéroports.
Les derniers six mois ont été très intenses. Je dirais que l'Inde, en particulier, a été memorable. Pour moi, le voyage a véritablement débuté au Nepal, dix jours avant d'entrer en Inde. Ma quête, d'ordre personnel, spirituel, n'a pas été comblée en Chine, pays où le communisme a occulté les questions religieuses et existentielles.
C'est en Inde que j'ai vu mes attentes comblées. La retraite de meditation à Rishikesh a été, pour moi, le point fort de notre périple. Pendant dix jours, j'ai apprivoisé la lenteur, le lâcher prise, le moment présent...
La Thaïlande, le Cambodge et le Viêt-nam furent des vacances, un dessert apres l'Inde douce-amère. La Thaïlande, c'est le tourisme de masse, un pays ou l'on se sent comme à la maison, comme en Amérique du Nord. Peu dépaysant, il va sans dire. Le Cambodge, qui est encore peu développé touristiquement, séduit par la gentillesse, la candeur de ses habitants qui ont pourtant tant souffert. Le Viêt-nam, pays de mes ancetres, m'a donné l'occasion d'effectuer un exercice d'intégration... En effet, au Viet-nam, je peux, dans la même conversation, parler anglais, francais et vietnamien, des langues qui, normalement, font partie de trois univers differents (l'école, le travail et les amis, la famille). Je recolle les morceaux du casse-tête, les différents "moi" qui, normalement, se côtoient peu.
Partir six mois en Asie, c'était un rêve. Il est maintenant réalisé et je me sens comblée, chanceuse d'avoir pu le vivre (merci à Jean-Francois d'avoir veillé à nos affaires pendant notre absence!). Je ne me sens ni triste, ni nostalgique à l'idée de revenir à la maison. Je suis simplement heureuse et je compte bien continuer, chez moi, de conjuguer le bonheur sur tous les modes!
(Hanoi [Viet-nam], 18 fevrier 2004) - Dans deux heures, nous prendrons le taxi pour l'aéroport de Hanoi. Nous volerons d'abord de Hanoi vers Tokyo, ensuite de Tokyo à Chicago pour finalement atterrir à Montreal, jeudi après-midi. Cela fera quelque 18 heures d'avion et une dizaine d'heures d'attente dans les divers aéroports.
Les derniers six mois ont été très intenses. Je dirais que l'Inde, en particulier, a été memorable. Pour moi, le voyage a véritablement débuté au Nepal, dix jours avant d'entrer en Inde. Ma quête, d'ordre personnel, spirituel, n'a pas été comblée en Chine, pays où le communisme a occulté les questions religieuses et existentielles.
C'est en Inde que j'ai vu mes attentes comblées. La retraite de meditation à Rishikesh a été, pour moi, le point fort de notre périple. Pendant dix jours, j'ai apprivoisé la lenteur, le lâcher prise, le moment présent...
La Thaïlande, le Cambodge et le Viêt-nam furent des vacances, un dessert apres l'Inde douce-amère. La Thaïlande, c'est le tourisme de masse, un pays ou l'on se sent comme à la maison, comme en Amérique du Nord. Peu dépaysant, il va sans dire. Le Cambodge, qui est encore peu développé touristiquement, séduit par la gentillesse, la candeur de ses habitants qui ont pourtant tant souffert. Le Viêt-nam, pays de mes ancetres, m'a donné l'occasion d'effectuer un exercice d'intégration... En effet, au Viet-nam, je peux, dans la même conversation, parler anglais, francais et vietnamien, des langues qui, normalement, font partie de trois univers differents (l'école, le travail et les amis, la famille). Je recolle les morceaux du casse-tête, les différents "moi" qui, normalement, se côtoient peu.
Partir six mois en Asie, c'était un rêve. Il est maintenant réalisé et je me sens comblée, chanceuse d'avoir pu le vivre (merci à Jean-Francois d'avoir veillé à nos affaires pendant notre absence!). Je ne me sens ni triste, ni nostalgique à l'idée de revenir à la maison. Je suis simplement heureuse et je compte bien continuer, chez moi, de conjuguer le bonheur sur tous les modes!
