Katmandou use de tous ses charmes pour nous retenir...
(Katmandou, 21 octobre 2003) - Si j'avais a declarer une ville "capitale mondiale des backpackers", ce serait certainement Katmandou. Ils sont nombreux, les touristes avec des ballots (sacs a dos) dans le quartier de Thamel. Et de tous les ages! On voit de plus en plus de couples dans la soixantaine, et parfois 2 ou 3 generations. Sont-ce d'anciens hippies qui reviennent dans leur ville mythique avec leur progeniture? Ici, tout semble fait sur mesure pour un voyageur avec sac a dos et petit budget. Dans les boutiques, on trouve tout ce dont on peut avoir besoin ou meme dont on peut s'ennuyer, y compris les tablettes de chocolat de notre enfance, dont certaines qui n'existent meme plus chez nous...
Mais il ne faut pas se meprendre, les temps sont durs au Nepal pour l'industrie du tourisme. Et comme il s'agit du moteur economique de ce royaume au gouvernement "democratique" le plus corrompu du monde, c'est tres difficile pour tout le monde. Les agences, boutiques, taxis, auberges sont habitues a recevoir le double de voyageurs... Avec l'opposition armee (les Maoistes) et les militaires qui se tirent dessus dans les campagnes, les trekkers ont moins envie de se ballader et il y a donc moins de monde a Thamel. On les comprend. Mario et ses 2 enfants (des Quebecois rencontres) ont fait un tour dans la region de l'Annapurna cette semaine. Ils ont ete temoins d'echanges de tirs avec un helicoptere qui lance des bombes sur les rebelles. Ils ont aussi ete taxes de 1000 roupies ch. (env. 20 $CAN) par les rebelles qui controlent certains endroits strategiques. Chaque jour, les journaux font etat de tels affrontements avec morts et blesses. Pas de touristes touches cependant, les 2 groupes conviennent de l'importance du tourisme pour le pays. Toucher au tourisme entrainerait un mouvement antipathique generalise. Au Nepal, le touriste est roi. Lorsqu'on passe les points de controle (checkposts), les locaux doivent dessendre du bus et montrer pate blanche (ce qui entraine d'interminables files d'autobus). Les touristes, eux, restent dans l'autobus, sans questions ni papiers. Le fait d'avoir l'air etranger nous lave de tout soupcon. On se sent comme des ambassadeurs, exemptes de faire inspecter notre valise diplomatique...
Les militaires ne sont pas subtils pour autant. A chaque checkpost, je me demande si nous n'avons pas affaire a des rebelles. Leur uniforme est disparate et la maniere de tenir le fusil plutot dangereuse (les armes pointent dans n'importe quelle direction, sauf le sol). Cela dit, dans le quartier de Thamel, on se sent loin de tout ca. On peut suivre de cours de yoga-meditation-relaxation, et faire de l'Internet a volonte!
Malgre qu'il n'y ait pas grand chose a faire a Katmandou, on reporte le depart de jour en jour... Ici tout est budget et la bouffe est excellente partout ou nous allons. Comme nous soignons une petite toux, nous profitons de ces lieux familiers et hospitaliers pour nous refaire avant de plonger en Inde. C'est la grande detente, quoi!
Le sutra du serpent
Dans un livre de Thich Nhat Hanh que nous parcourons ces temps-ci, livre portant sur l'amour, il est question du sutra du serpent. Le Bouddha y compare les enseignements a un serpent qui peut mordre... La connaissance doit etre bien saisie, sinon elle peut faire plus de mal que de bien. Comme le serpent qui doit etre capture pres de la tete, sinon il peut mordre... Je ne vous en dis pas plus, avant d'avoir bien medite mon affaire!
A++
(ecrivez-moi!)
(Katmandou, 21 octobre 2003) - Si j'avais a declarer une ville "capitale mondiale des backpackers", ce serait certainement Katmandou. Ils sont nombreux, les touristes avec des ballots (sacs a dos) dans le quartier de Thamel. Et de tous les ages! On voit de plus en plus de couples dans la soixantaine, et parfois 2 ou 3 generations. Sont-ce d'anciens hippies qui reviennent dans leur ville mythique avec leur progeniture? Ici, tout semble fait sur mesure pour un voyageur avec sac a dos et petit budget. Dans les boutiques, on trouve tout ce dont on peut avoir besoin ou meme dont on peut s'ennuyer, y compris les tablettes de chocolat de notre enfance, dont certaines qui n'existent meme plus chez nous...
Mais il ne faut pas se meprendre, les temps sont durs au Nepal pour l'industrie du tourisme. Et comme il s'agit du moteur economique de ce royaume au gouvernement "democratique" le plus corrompu du monde, c'est tres difficile pour tout le monde. Les agences, boutiques, taxis, auberges sont habitues a recevoir le double de voyageurs... Avec l'opposition armee (les Maoistes) et les militaires qui se tirent dessus dans les campagnes, les trekkers ont moins envie de se ballader et il y a donc moins de monde a Thamel. On les comprend. Mario et ses 2 enfants (des Quebecois rencontres) ont fait un tour dans la region de l'Annapurna cette semaine. Ils ont ete temoins d'echanges de tirs avec un helicoptere qui lance des bombes sur les rebelles. Ils ont aussi ete taxes de 1000 roupies ch. (env. 20 $CAN) par les rebelles qui controlent certains endroits strategiques. Chaque jour, les journaux font etat de tels affrontements avec morts et blesses. Pas de touristes touches cependant, les 2 groupes conviennent de l'importance du tourisme pour le pays. Toucher au tourisme entrainerait un mouvement antipathique generalise. Au Nepal, le touriste est roi. Lorsqu'on passe les points de controle (checkposts), les locaux doivent dessendre du bus et montrer pate blanche (ce qui entraine d'interminables files d'autobus). Les touristes, eux, restent dans l'autobus, sans questions ni papiers. Le fait d'avoir l'air etranger nous lave de tout soupcon. On se sent comme des ambassadeurs, exemptes de faire inspecter notre valise diplomatique...
Les militaires ne sont pas subtils pour autant. A chaque checkpost, je me demande si nous n'avons pas affaire a des rebelles. Leur uniforme est disparate et la maniere de tenir le fusil plutot dangereuse (les armes pointent dans n'importe quelle direction, sauf le sol). Cela dit, dans le quartier de Thamel, on se sent loin de tout ca. On peut suivre de cours de yoga-meditation-relaxation, et faire de l'Internet a volonte!
Malgre qu'il n'y ait pas grand chose a faire a Katmandou, on reporte le depart de jour en jour... Ici tout est budget et la bouffe est excellente partout ou nous allons. Comme nous soignons une petite toux, nous profitons de ces lieux familiers et hospitaliers pour nous refaire avant de plonger en Inde. C'est la grande detente, quoi!
Le sutra du serpent
Dans un livre de Thich Nhat Hanh que nous parcourons ces temps-ci, livre portant sur l'amour, il est question du sutra du serpent. Le Bouddha y compare les enseignements a un serpent qui peut mordre... La connaissance doit etre bien saisie, sinon elle peut faire plus de mal que de bien. Comme le serpent qui doit etre capture pres de la tete, sinon il peut mordre... Je ne vous en dis pas plus, avant d'avoir bien medite mon affaire!
A++
(ecrivez-moi!)
