Bilan partiel du Tibet
(Katmandou, 15 octobre 2003)- On se la coule douce a Katmandou. C'est une ville si facile avec 50 roupies pour 1$, tout est 5 a 10 fois moins cher qu'en Chine. On retrouve tout dans un rayon de 100 metres, des restos de toutes sortes, boutiques, buanderies, agences, bureaux de change... Pour les prix, il faut negocier assez ferme. Le premier rabais de 50% arrive assez vite, mais il faut travailler pour allez chercher un autre 25%. Le prix raisonnable devrait normalement etre la plupart du temps 10% ou 20% du prix demande originalement. Les taxis sont particulierement difficiles a negocier. Les chauffeurs refusent systematiquement d'utiliser le "meter".
Bientot ce sera l'Inde... un tout autre univers, tout aussi dur pour les negos de la vie courante.
Je repense au Tibet. C'est passe si vite. J'en retiendrai surtout les paysages. Pour la spiritualite, il faudrait toute une vie. Il n'est pas facile d'entrer en contact avec les Tibetains. Ils ont ete conquis par les Chinois et sont maintenant envahis et en processus d'assimilation culturelle. Ce qui fait que les etrangers blancs, qui ne passent que quelques jours, ne representent pas autre chose qu'une occasion de faire quelques sous. Les Tibetains rencontres sont toutefois tres honnetes et irreprochablement fiables sur le plan des affaires. Certains prix d'acces pour les temples et monument sont exhorbitants, mais nous etions prevenus.
A premiere vue, la spiritualite tibetaine ressemble a un ensemble de gestes rituels, comme se prosterner devant un fissure ou une peinture sur le mur d'un temple. Embrasser le plancher plusieurs fois devant une statue, faire tourner des moulins a priere de facon machinale en achetant du beurre de yak chez le marchand du coin... Tout cela semble automatique et sans profondeur. Tellement quotidien...
Ensuite quand j'y repense, je me dis que c'est peut-etre un peu ca la spiritualite tibetaine, c'est le quodien qui devient sacre. Les petits gestes de la vie courante eleves au rang de communion avec le divin. Et cela peut se refleter dans les moindres aspects de la vie, dans les actions les plus banales. Ainsi, refaire sans fin le meme travail, boire le meme the au beurre de yak, travailler tres fort pour simplement subsister, devient un grand accomplissement sur le plan de la vie interieure.
"La religion est l'opium du peuple", disait Marx, repris par Mao!
(Katmandou, 15 octobre 2003)- On se la coule douce a Katmandou. C'est une ville si facile avec 50 roupies pour 1$, tout est 5 a 10 fois moins cher qu'en Chine. On retrouve tout dans un rayon de 100 metres, des restos de toutes sortes, boutiques, buanderies, agences, bureaux de change... Pour les prix, il faut negocier assez ferme. Le premier rabais de 50% arrive assez vite, mais il faut travailler pour allez chercher un autre 25%. Le prix raisonnable devrait normalement etre la plupart du temps 10% ou 20% du prix demande originalement. Les taxis sont particulierement difficiles a negocier. Les chauffeurs refusent systematiquement d'utiliser le "meter".
Bientot ce sera l'Inde... un tout autre univers, tout aussi dur pour les negos de la vie courante.
Je repense au Tibet. C'est passe si vite. J'en retiendrai surtout les paysages. Pour la spiritualite, il faudrait toute une vie. Il n'est pas facile d'entrer en contact avec les Tibetains. Ils ont ete conquis par les Chinois et sont maintenant envahis et en processus d'assimilation culturelle. Ce qui fait que les etrangers blancs, qui ne passent que quelques jours, ne representent pas autre chose qu'une occasion de faire quelques sous. Les Tibetains rencontres sont toutefois tres honnetes et irreprochablement fiables sur le plan des affaires. Certains prix d'acces pour les temples et monument sont exhorbitants, mais nous etions prevenus.
A premiere vue, la spiritualite tibetaine ressemble a un ensemble de gestes rituels, comme se prosterner devant un fissure ou une peinture sur le mur d'un temple. Embrasser le plancher plusieurs fois devant une statue, faire tourner des moulins a priere de facon machinale en achetant du beurre de yak chez le marchand du coin... Tout cela semble automatique et sans profondeur. Tellement quotidien...
Ensuite quand j'y repense, je me dis que c'est peut-etre un peu ca la spiritualite tibetaine, c'est le quodien qui devient sacre. Les petits gestes de la vie courante eleves au rang de communion avec le divin. Et cela peut se refleter dans les moindres aspects de la vie, dans les actions les plus banales. Ainsi, refaire sans fin le meme travail, boire le meme the au beurre de yak, travailler tres fort pour simplement subsister, devient un grand accomplissement sur le plan de la vie interieure.
"La religion est l'opium du peuple", disait Marx, repris par Mao!
