Mission... echouee
(Lhassa, 1er octobre 2003) - Se rendre a Lhassa coute cher, partir de Lhassa coute cher et demeurer a Lhassa coute cher. Alors, quel est le reflexe de la voyageuse "gratteuse"? Essayer de trouver des failles dans le systeme! Mais trouver des passe-passe demande plus de temps que de se conformer... et jusqu'a present, mes efforts sont couronnes d'un echec le plus total.
D'abord, hier, je voulais penetrer dans le monastere du Jokhang gratuitement. Apres tout, il n'y a que les touristes qui paient et les Tibetains, eux, y entrent comme dans un moulin. Premiere tentative: je tente de faire comme si de rien n'etait et je suis un groupe de vieilles Tibetaines. Sans succes. Le moine a la billetterie me siffle et me demande de rebrousser chemin. Je decide alors d'aller sur le toit et je me dis que de la, je trouverai bien moyen de descendre a la chapelle principale. Disons que j'ai visite les catacombes du monastere sans trouver de sortie (ca m'a fait penser a la fois ou on a fait la meme chose au Mont Saint-Michel avec Co Hanh et Chu Duc).
Aujourd'hui, au programme: la visite du Potala. La aussi, c'est cher: 100 yuans (alors qu'il y a un an a peine, c'etait 35 yuans). D'abord, trouver l'entree, ce qui ne fut pas evident. Ensuite, fete nationale oblige, la billetterie etait fermee. Genial, me suis-je dit. Nous pourrons passer gratuitement. Mais non, un gardien nous a demande nos billets. Je lui ai explique que c'etait impossible de se procurer des billets... Il refuse neanmoins de nous laisser passer. Nous decidons alors de faire le tour du Potala de l'exterieur. L'arriere est bien joli avec un petit etang et un parc ou les feuilles des arbres ont commence a jaunir. Apres avoir fait le tour, nous nous rendons compte qu'il est possible d'entrer dans le parc du Potala pour 3 yuans seulement. De la, peut-etre trouverons-nous une facon de nous faufiler dans le Potala meme? Apres avoir explore les diverses possibilites (incluant a l'interieur des toilettes du parc qui auraient pu deboucher, de l'autre cote, sur le palais presidentiel!), nous abdiquons. Le Potala ne sera pas notre Alcatraz et nous ne serons pas les premiers a trouver la faille dans la forteresse!
Bredouilles, nous decidons d'aller luncher. Nous allons dans un restaurant recommande par une Irlandaise, rencontree la veille. Les legumes sautes, c'etait bien. Le the sale, pas tres fort. Et le riz au fromage sucre, ca ne restera pas dans les annales. Mais il n'y a pas de quoi se plaindre, on a mange pour 15 yuans (moins de 3 dollars) et on a amuse la foule (les Tibetains nous regardaient avec beaucoup de curiosite, mais lorsqu'ils ont vu que Jules etait tres habile avec les baguettes et qu'on mangeait le tout avec appetit, ils se sont lasses du spectacle).
En apres-midi, nous nous reessayons au Pokhang (nous sommes tenaces!). Mais avec mon manteau North Face jaune serin, je crois que je ne ressemble pas du tout a (1) un pelerin ou (2) un moine, soit les deux seules categories de visiteurs qui passent sans payer. J'essaie de passer inapercu, mais le moine m'a vue. Il nous demande 70 yuans pour l'entree. Je montre ma carte d'etudiante de Concordia, une universite dont le moine n'a certainement jamais entendu parler. En quelques secondes, c'est moitie prix (les Chinois et les Tibetains semblent generalement avoir une certaine sympathie pour les etudiants). Il me donne mes billets et je me rends compte qu'en fait, le super rabais qu'il m'a octroye etait le prix reel pour les touristes! Enfin... Nous visitons la chapelle. On remarque que des souris s'en donnent a coeur joie, mangeant la nourriture donnee en offrande. Conclusion: l'equation "des souris et des moines" fonctionne aussi a Lhassa!
(Lhassa, 1er octobre 2003) - Se rendre a Lhassa coute cher, partir de Lhassa coute cher et demeurer a Lhassa coute cher. Alors, quel est le reflexe de la voyageuse "gratteuse"? Essayer de trouver des failles dans le systeme! Mais trouver des passe-passe demande plus de temps que de se conformer... et jusqu'a present, mes efforts sont couronnes d'un echec le plus total.
D'abord, hier, je voulais penetrer dans le monastere du Jokhang gratuitement. Apres tout, il n'y a que les touristes qui paient et les Tibetains, eux, y entrent comme dans un moulin. Premiere tentative: je tente de faire comme si de rien n'etait et je suis un groupe de vieilles Tibetaines. Sans succes. Le moine a la billetterie me siffle et me demande de rebrousser chemin. Je decide alors d'aller sur le toit et je me dis que de la, je trouverai bien moyen de descendre a la chapelle principale. Disons que j'ai visite les catacombes du monastere sans trouver de sortie (ca m'a fait penser a la fois ou on a fait la meme chose au Mont Saint-Michel avec Co Hanh et Chu Duc).
Aujourd'hui, au programme: la visite du Potala. La aussi, c'est cher: 100 yuans (alors qu'il y a un an a peine, c'etait 35 yuans). D'abord, trouver l'entree, ce qui ne fut pas evident. Ensuite, fete nationale oblige, la billetterie etait fermee. Genial, me suis-je dit. Nous pourrons passer gratuitement. Mais non, un gardien nous a demande nos billets. Je lui ai explique que c'etait impossible de se procurer des billets... Il refuse neanmoins de nous laisser passer. Nous decidons alors de faire le tour du Potala de l'exterieur. L'arriere est bien joli avec un petit etang et un parc ou les feuilles des arbres ont commence a jaunir. Apres avoir fait le tour, nous nous rendons compte qu'il est possible d'entrer dans le parc du Potala pour 3 yuans seulement. De la, peut-etre trouverons-nous une facon de nous faufiler dans le Potala meme? Apres avoir explore les diverses possibilites (incluant a l'interieur des toilettes du parc qui auraient pu deboucher, de l'autre cote, sur le palais presidentiel!), nous abdiquons. Le Potala ne sera pas notre Alcatraz et nous ne serons pas les premiers a trouver la faille dans la forteresse!
Bredouilles, nous decidons d'aller luncher. Nous allons dans un restaurant recommande par une Irlandaise, rencontree la veille. Les legumes sautes, c'etait bien. Le the sale, pas tres fort. Et le riz au fromage sucre, ca ne restera pas dans les annales. Mais il n'y a pas de quoi se plaindre, on a mange pour 15 yuans (moins de 3 dollars) et on a amuse la foule (les Tibetains nous regardaient avec beaucoup de curiosite, mais lorsqu'ils ont vu que Jules etait tres habile avec les baguettes et qu'on mangeait le tout avec appetit, ils se sont lasses du spectacle).
En apres-midi, nous nous reessayons au Pokhang (nous sommes tenaces!). Mais avec mon manteau North Face jaune serin, je crois que je ne ressemble pas du tout a (1) un pelerin ou (2) un moine, soit les deux seules categories de visiteurs qui passent sans payer. J'essaie de passer inapercu, mais le moine m'a vue. Il nous demande 70 yuans pour l'entree. Je montre ma carte d'etudiante de Concordia, une universite dont le moine n'a certainement jamais entendu parler. En quelques secondes, c'est moitie prix (les Chinois et les Tibetains semblent generalement avoir une certaine sympathie pour les etudiants). Il me donne mes billets et je me rends compte qu'en fait, le super rabais qu'il m'a octroye etait le prix reel pour les touristes! Enfin... Nous visitons la chapelle. On remarque que des souris s'en donnent a coeur joie, mangeant la nourriture donnee en offrande. Conclusion: l'equation "des souris et des moines" fonctionne aussi a Lhassa!
